Cas concrets pour une assistante de soins en gérontologie

Par Stéphane Goyard
Je reviens vers vous en cette nouvelle année 2025 pour répondre à une question revenant fréquemment pour la formation dédiée aux Assistant(e)s de soins en Gérontologie que vous pouvez consulter sur cette page.
Les personnes demandent souvent des cas concrets et pratique issus d'expériences de terrain, en voici quelques uns ayant transformé la qualité de vie des résidents et des patients, tout en soulageant les équipes soignantes.
Vous comprendrez que pour préserver l'anonymat des personnes citées, les noms utilisés ont été modifiés.
En synthèse, dans le cadre de l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie, le rôle d’une assistante de soins en gérontologie (ASG) est essentiel. Mais concrètement, comment cela se traduit-il au quotidien ?
La personnalisation des soins : une clé pour la dignité des patients
Madame Dupont, 82 ans, souffre de la maladie d'Alzheimer. Lors de son admission en EHPAD, elle était très agitée et refusait tout contact physique.
Pour apaiser cette situation, l’ASG a commencé par établir une relation de confiance. En observant les habitudes de Madame Dupont, elle a identifié que cette dernière se calmait en écoutant de la musique classique. L’ASG a donc proposé des moments d’écoute musicale partagés, ce qui a permis d’instaurer une routine réconfortante avant les soins d’hygiène.
Cette expérience montre que la personnalisation des soins, par des gestes simples et humains, peut transformer une situation de conflit en un moment d’apaisement. L’ASG, par son attention aux détails, joue ici un rôle central dans le respect de la dignité des patients.
Gérer les troubles du comportement : un savoir-faire essentiel

Monsieur Martin, 76 ans, souffre de démence sévère et présente des épisodes de fugues.
Un jour, il a tenté de quitter l’établissement en pleine nuit, ce qui a provoqué une situation de crise. L’ASG, formée aux techniques d’approche relationnelle, a utilisé une stratégie basée sur l’écoute et la réassurance. Elle a pris le temps de parler calmement à Monsieur Martin, en lui posant des questions sur ce qu’il cherchait à accomplir.
En découvrant qu’il était persuadé de devoir aller chercher sa femme, elle a réussi à le réorienter en lui proposant de l’aider à écrire une lettre pour elle. Ce simple acte a désamorcé la situation et prévenu une potentielle mise en danger.
Les troubles du comportement peuvent être déstabilisants pour les équipes soignantes, mais l’expertise relationnelle de l’ASG offre des solutions adaptées et bienveillantes.
Stimulation cognitive : redonner un sens au quotidien
Madame Legrand, 88 ans, était totalement repliée sur elle-même depuis plusieurs mois.
Elle ne participait à aucune activité collective et refusait même de sortir de sa chambre. L’ASG a décidé de créer un atelier autour de la cuisine, car Madame Legrand avait été cheffe dans un restaurant. Peu à peu, en impliquant cette résidente dans la préparation de recettes simples, elle a réussi à raviver des souvenirs positifs.
Cet atelier a permis à Madame Legrand de retrouver un sentiment d’utilité et de plaisir. Par ailleurs, cette activité a été l’occasion de stimuler sa mémoire et ses fonctions motrices.
La stimulation cognitive, lorsqu’elle est adaptée aux intérêts et au passé du patient, devient un formidable levier pour réduire l’isolement et redonner un sens au quotidien.
Accompagner les familles : un soutien indispensable
Lorsqu’un proche intègre un établissement spécialisé, les familles peuvent se sentir démunies.
Le rôle de l’ASG ne se limite pas au patient : il englobe aussi un accompagnement des aidants.
Madame Boulanger, fille de Monsieur Boulanger, était très inquiète à propos de l’état de son père. Elle avait l’impression qu’il était "délaissé".
L’ASG a pris le temps de discuter avec elle, de lui expliquer les soins prodigués et de l’impliquer dans certaines activités.
Ensemble, elles ont créé un album photo qui racontait la vie de Monsieur Boulanger, un outil à la fois rassurant pour la famille et utile pour les équipes soignantes. Cet accompagnement a permis de créer une relation de confiance et d’améliorer l’expérience de tous.
Des compétences transversales pour un rôle polyvalent

Les assistantes de soins en gérontologie possèdent une grande polyvalence. Sur le plan relationnel et émotionnel, elles savent apaiser les angoisses des résidents en utilisant des techniques d’écoute active et d’approche bienveillante.
Leur expertise leur permet également de gérer des troubles cognitifs ou moteurs grâce à des interventions adaptées. Enfin, elles jouent un rôle pédagogique important en sensibilisant les familles, en les informant sur les besoins des patients et en les impliquant dans certaines activités.
En tant que professionnel dans le domaine de la formation, j’ai constaté que ces compétences peuvent être affinées grâce à des programmes spécifiques. Les ASG deviennent ainsi des piliers dans la gestion des soins gérontologiques, capables de transformer des situations complexes en opportunités d’amélioration.
Pourquoi investir dans la formation des ASG ?
Former les assistantes de soins en gérontologie, c’est investir dans la qualité des soins et dans le bien-être des résidents.
Les situations que j’ai partagées ici ne sont qu’un échantillon des défis auxquels elles font face chaque jour. Une formation adaptée leur permet d’approfondir leurs savoir-faire et de proposer des accompagnements exemplaires.
Si vous souhaitez en savoir plus sur cette formation et sur la manière dont elle peut faire une différence dans votre établissement, je vous invite à me contacter directement par téléphone au 03 80 28 08 02 ou en posant votre question à l'aide du formulaire ci-dessous.
Stéphane Goyard - 07 janvier 2025
Vous avez une question sur ce sujet ? Nous vous répondons !

